Le graphisme sert d'abord à faire passer un message. Mais pour cela il faut d'abord rencontrer celui que l'on appelle le commanditaire. Pas un joli nom… mais souvent de belles rencontres. Ca nourrit la curiosité, ça enrichit… parler, discuter et échanger pour "rentrer" dans un projet comme on rentre dans un roman.
Et puis, le graphisme, c'est aussi se promener dans une idée, un principe, le décliner et voir jusqu'où on peut le pousser. Et quand on travaille avec Bruno, c'est jouer avec ses idées, les faire vivre ailleurs que dans ses affiches. C'est le plaisir des matières et des lettrages. C'est le plaisir des yeux (et des mains même derriére un clavier).
Ceci étant, il s'agit surtout d'imaginer des objets qui ne nous sont pas destinés. La question est donc d'abord de savoir comment faire pour que la personne qui tombera là-dessus ai envie de les mettre dans sa poche, de les garder, de les feuilleter, et de s'en servir. S'en servir pour vivre un événement qui lui fera découvrir 1000 choses. La boucle est bouclée lorsque l'on a réussi à faire un objet-outil, utile et beau.